La section Trésor n'est pas une simple épreuve de finances publiques générales. Elle exige une compréhension professionnelle de l'État financier : comment l'État autorise, exécute, encaisse, paie, comptabilise, contrôle et rend compte. Le candidat doit donc raisonner comme un futur cadre chargé d'assurer la sécurité de la chaîne financière, la fiabilité de l'information comptable et la régularité de l'emploi des deniers publics.
Le bon devoir ne se limite pas à réciter la LOLF, le RGCP ou le Code des marchés publics. Il doit montrer l'articulation entre les textes et les opérations : la loi de finances autorise, la gestion budgétaire programme et met à disposition, l'ordonnateur engage et ordonnance, le comptable public contrôle et paie, la comptabilité retrace, le contrôle interne sécurise, la Cour des comptes juge ou contrôle selon ses compétences, et le Parlement exerce son contrôle politique et budgétaire.
La difficulté vient de ce que la matière Trésor est transversale. Un sujet sur la dépense publique appelle la LOLF, le RGCP, la gestion budgétaire, les ordonnateurs, les comptables publics, les procédures de paiement, la commande publique, le contrôle financier et les mécanismes de reddition. Un sujet sur les recettes appelle le CGI, le Code des douanes, les règles de recouvrement, la comptabilisation, les régies de recettes, le compte unique du Trésor, les garanties du contribuable ou du redevable et la lutte contre les restes à recouvrer