Un sujet d'administration générale se traite en cinq réflexes. Premièrement, identifier le texte : Constitution, loi, décret, code ou arrêté. Deuxièmement, identifier l'autorité : Président de la République, Premier ministre, ministre, gouverneur, préfet, sous-préfet, maire, président de conseil départemental ou organe de contrôle.
Troisièmement, expliquer la procédure : nomination, délégation, contrôle de légalité, police administrative, élaboration d'un budget, organisation d'un scrutin, activation du plan ORSEC. Quatrièmement, préciser le contrôle : contrôle administratif, contrôle juridictionnel, contrôle budgétaire, contrôle citoyen, contrôle de performance. Cinquièmement, proposer une solution concrète : mieux coordonner, mutualiser, déconcentrer, contractualiser, digitaliser, former, évaluer. La faiblesse des copies vient souvent de la confusion entre les plans descriptifs et les plans de démonstration. Dire que le gouverneur représente l'État n'est pas suffisant.
Il faut montrer ce que cette représentation permet : coordination des services déconcentrés, sécurisation de l'action publique, gestion de crise, exécution des politiques nationales, contrôle des actes locaux et arbitrage intersectoriel. De même, dire que la commune s'administre librement n'est utile que si l'on explique les limites : respect de la légalité, capacité financière, contrôle du représentant de l'État et accès aux ressources humaines qualifiées. Le candidat doit enfin raisonner dans le Sénégal actuel : Acte III de la décentralisation, communalisation intégrale, département collectivité territoriale, modernisation du service public, territorialisation des politiques publiques, réforme du secteur parapublic, New Deal technologique, exigences de transparence et attentes fortes des populations en matière d'état civil, sécurité, assainissement, foncier, emploi et délivrance de documents administratifs.