Pour l’ENA, la dissertation de culture générale vérifie la capacité du candidat à organiser une réflexion sur un sujet d’intérêt public, à relier les idées générales aux institutions, aux politiques publiques et aux réalités de la société. Elle sanctionne moins la quantité de citations que la qualité de la problématisation, la cohérence du plan, la précision des exemples et la maturité du jugement.
Pour le CFJ, la culture générale devient très naturellement une culture générale juridique. Le candidat se destine à servir l’institution judiciaire ou les métiers de la justice. Il doit donc montrer une maturité particulière : sens de l’État, respect des libertés, compréhension du fonctionnement juridictionnel, mesure dans l’expression et capacité à relier les évolutions sociales aux exigences du droit.
Dans ce type d’épreuve, le correcteur ne cherche pas seulement des connaissances. Il cherche une intelligence du sujet. Une copie peut citer beaucoup d’auteurs et pourtant échouer si elle ne répond pas à la question. Inversement, une copie sobre, bien structurée, nourrie d’exemples pertinents et rédigée avec précision peut être très bien notée, même si elle ne prétend pas tout dire. Le candidat doit donc apprendre à choisir, à hiérarchiser et à démontrer.