Le concours de la magistrature n’est pas un concours de culture juridique superficielle. Il sélectionne des candidats capables de devenir auditeurs de justice, puis magistrats du siège, du parquet ou de l’administration centrale de la justice. Le candidat doit montrer qu’il sait qualifier juridiquement des situations, construire une démonstration, lire une décision de justice et défendre oralement un raisonnement clair.
Le magistrat du siège tranche les litiges et bénéficie de garanties fortes d’indépendance et d’inamovibilité. Le magistrat du parquet représente l’intérêt général, exerce l’action publique et requiert l’application de la loi, tout en étant inséré dans une hiérarchie. Cette distinction doit être parfaitement maîtrisée : elle irrigue les sujets sur l’indépendance, le ministère public, la séparation des pouvoirs et le procès équitable.